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Prochaine Exposition - du 02 au 27 Octobre 2019 - Clichy

JULIA
ART'MALALA

Parcours de vie  1950-à aujourd'hui


En Aout 2019 JULIA ART’MALALA devient le nom d’artiste de Julia DARSOT RAFENONIRINA.

En 1956 furent ses premiers dessins. Grâce à sa mère R. Rasoamampianina pour la guider pendant quelques temps. Vivant ces moments avec enthousiasme toutes les deux en s’amusant à dessiner et parfois à tricoter. A l’époque, il suffisait de bouts de charbon faisant office de fusain pour dessiner en fin de journée sur un petit carré de terre cimenté dans la cour familiale. Souvent les images disparaissaient le lendemain lorsque dame pluie pleurait la nuit pour tout emporter. Mais des cahiers de dessin en petit format servaient de brouillon et d’archives pour garder les dessins colorés par des crayons de couleurs.

En 1960, son père G. R. Darsot prenait le relais pour faire apprendre le dessin. Il avait accroché au mur d’une chambre des enfants, un très grand et beau contreplaqué. Il avait lui-même peint en noir. C’est pour écrire et dessiner et se débrouiller un peu plus maintenant disait-il à ses enfants. Il écrivait des phrases inachevées pouvant rester là jusqu’à ce qu’il l’ait remplacé. Par exemple « les enfants respectueux obéissent à leurs parents… ». Ou aussi les textes des certains Contes. Mais le plus précieux était le texte de l’hymne national pour l’indépendance de Madagascar « Ry tanindrazanay malala ô ». Chaque début de lettre joliment calligraphié par lui. Sa femme le lui avait appris cet art avec délicatesse disait-il. Il avait toujours espéré que ses enfants feraient de même. Julia n’a pas manqué à pratiquer la calligraphie plus tard dans les temps de loisirs. Sans oublier sa passion pour quelques écritures comme la poésie ou la pensée du jour.

Les évènements de la vie avaient fait que Julia se retrouvait seule à apprendre le dessin sans qu’elle s’y attendait. Impossible de compter sur quelqu’un pendant plusieurs années. Elle se contentait de reprendre des dessins dans les livres d’histoires ou de leçons de chose appelées aussi sciences naturelles autrefois. Mais, deux oncles venaient rendre visite successivement à sa famille. Ils avaient redonné le goût et la force à Julia de ne pas laisser le dessin. L’un : Oncle Rasamy venait d’Ambatolampy Atsimo lui apprit le dessin au crayon pendant à peu près deux mois, il fit la copie de quelques images dont celui des ducs de Bourgogne, du roi Vercingétorix. L’autre : Oncle J.D. Rasolohery le plus jeune frère de sa mère, lui apprit la gouache et l’aquarelle pendant trois mois à peu près. Elle découvrit aussi avec cet homme comment utiliser le stylo « Bic » pour faire un joli bouquet de fleurs tel que les tulipes. Cet homme avait illustré toutes les pages de chants à présenter à l’examen du Certificat d’Etudes Primaires.
L’accompagnement de ces deux hommes était de courte durée. Chacun avait des engagements ailleurs. Mais Julia se sentait comblée de cette proximité et les leçons avaient été bien acquises.

Au Lycée, en classe de 6ème et de 5ème avec Madame PREVOST professeur de dessin au Lycée J.J. Rabearivelo, elle se réjouissait d’approfondir les techniques de la gouache et de l’aquarelle. Ces deux années étaient consacrées à illustrer de grande feuille de canson. Le but était de présenter le modèle d’un tapis en mosaïque. Puis de fabriquer une carte : la 1ere image présentait des arbres verdoyants du printemps, suivi en 2ème par des arbres d’automne, la 3ème faisant le fond était un château peint en noir entouré du coucher de soleil dont la couleur à Madagascar est toujours exceptionnelle pour le professeur. Excitant sujet mais accentué par les élèves pour les jeux de couleurs. Il fallait aussi ressortir le château dès le premier regard. Aussi le découpage de la 1ère feuille pour sa réalisation était nécessaire. Subtil travail pour Julia et demande de patience disait-elle. Elle regrettait beaucoup de ne pas pouvoir continuer avec ce professeur.

En 1990, dans sa paroisse le sacristain lui donnait à la sortie du temple les fleurs destinées à décorer la table de la Sainte Cène. Elle faisait sécher quelques-unes soit en les suspendant à un mur pour en faire un nouveau bouquet. Elle conservait aussi les pétales, les pistils, les fines branches dans des livres ou de vieux annuaires. Plus tard elle en tirait profit pour faire des petits tableaux et les offrir en cadeau. Les couleurs étaient adéquates car elles étaient naturelles. Esaïe Makounkou, Emmanuelle Faure étudiants à l’époque en avaient gardé un très beau souvenir.

En 2001, elle s’était inscrite pendant deux ans à la MJC de la Lorraine pour approfondir encore une fois la peinture avec Marie José Martins. Elle lui faisait faire des copies de personnages, tel que Nelson Mandela et Martin Luther King. Puis elle commença une nouvelle quête sur les arbres d’où l’image d’un baobab n’ayant laissé personne indifférent lorsque la MJC organisait une exposition publique pour la seconde fois. En même temps elle commençait à décorer des galets qu’elle avait ramassés sur la plage de Sète où elle écrivait des textes, des mots. Ces galets façonnés par les eaux de mer, par les vagues, jetés sur le sable, les rainures, les couleurs étaient source d’inspiration.

Comme sa grand-mère paternelle qui était une artiste oubliée. Grâce à l’idée originale qu’elle avait de
peindre les planchers des chambres en damier. Ainsi brillait un carrelage lumineux lorsque les rayons de
soleil traversent les vitres. Julia en parle souvent.

Petit à petit, c’est à partir des textes bibliques qu’elle continue à créer certains de ses tableaux : le chaos, la résurrection…

En 2012, elle était invitée par J.M. Lèbre-Franckart pour rejoindre le groupe du Lundi du Groupe Protestants des Artistes dans une salle du temple de l’Oratoire à Paris.

Au passage, je voudrai signaler que Julia fait partie de ces femmes stylistes et brodeuses. Mais trop discrète.

Son amour pour l’image concernait aussi la photographie. Leur père avait eu l’idée géniale d’offrir un appareil photo à ses enfants dès leur jeune âge. Le 1er appareil était en miniature. Très intéressant et convenable car il donnait des formats d’identité. Aucun choix de couleur à l’époque : Le blanc et le noir étaient très appréciés à l’époque. Son frère aîné, Gilbert et elle-même étaient passionnés pour prendre des photos jusqu’à aujourd’hui. C’était tout à la joie de sa fratrie. Son grand-père paternel aussi en était amoureux mais a dû arrêter cette activité très jeune.


Elle vous invite à découvrir son cheminement par l’art. Bon vent à JULIA ART’MALALA

La Dua Story